07 mai 2012

Un peu de vulgarisation

Suite à mon billet récent Le sexe après les enfants, j'en suis venue à la conclusion que je devais sortir mes talents de pédagogue pour vous expliquer ce qu'est exactement le sexe après les enfants. Pour bien comprendre cette notion abstraite, une simple petite histoire à la Bizz ne suffit pas. Non, il faut des explications scientifiques.


D'abord, voyez le sexe comme un glacier. Les enfants, un réchauffement climatique. Qu'est-ce que ça fait un glacier confronté à un réchauffement climatique qui perce des dents ou qui a des terreurs nocturnes? Ça fond, voilà. Et ça disparait. Bête comme ça.

Le sexe après les enfants, on en rêve. D'ailleurs, on ne fait qu'en rêver. Au moins, quand on en rêve, on a la chance de dormir. C'est toujours ça de gagner.

Le sexe après les enfants n'est pas qu'une notion abstraite; c'est aussi une notion ABSENTE. Il devient une denrée rare (oui, au point où on en est, on parle ici de denrée) et l'on est prête à marchander les pires bassesses pour en obtenir une quantité à peine nécessaire à notre survie. Par exemple, on est capable d'ouvrir la télévision et d'y placer devant deux mousses sans surveillance. L'espace de quelques minutes, il va sans dire. Jusqu'à ce que retentissent des pleurs.

Le sexe après les enfants, il peut aussi être solitaire. Oui, oui. Vous avez bien lu. Solitaire comme dans solo sous la douche. Question de ne pas perdre la main (c'est le cas de le dire). Parce que le sexe après les enfants, c'est comme la loterie; t'as plus de chances d'être frappée par la foudre que de gagner le gros lot (le gros lot représentant ici l'envie réciproque et simultanée des deux partenaires). Faut pas se leurrer, c'est toujours quand il y en a un des deux qui ne rêve que d'un bon roman ou d'une partie de hockey que l'autre a soudain la révélation de la libido qui lui fourmille dans le bas-ventre.

C'est compréhensible. Quand une femme passe sa journée à s'occuper d'un petit être adorable mais sans une once d'autonomie (pire, quand il faut s'occuper de plusieurs petites choses adorables mais hurlantes chacunes leur tour), il est normal qu'elle dise à son homme, le soir venu, quand celui-ci réclame sa dose de câlins:

Je suis crevée. Mais si tu y tiens vraiment, je vais faire l'étoile. Amuse-toi et ne fais pas attention à mes ronflements.

D'autre part, il est certain qu'un homme qui risque la noyade sous le lait maternel dès qu'il dégrafe un soutien-gorge soit réticent à se lancer dans les plaisirs de la chaire. Encore plus si sa douce moitié sent le surplus évacué de l'estomac de bébé.

Non, chérie, j'ai pas vraiment envie. C'est que...tu as...sur l'épaule...un peu de régur......AH! NON! NE POINTE PAS ÇA VERS MOI! NE POINTE PAS TES SEINS VERS MOI!

C'est la dure réalité.

6 commentaires:

  1. My god que tu me fais rire! C'est telllllement ça!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vaut mieux en rire que d'en pleurer!

      Supprimer
  2. J'adore ce texte!!! trop drôle! Je n'ai jamais connu l'épisode du lait maternel (j'ai pas pu allaiter) mais j'imagine tellement mon chum en peur parce que je pointe mes seins vers lui! mourrant!!!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ici, c'est le «running gag». Je menace l'amoureux avec mes seins :)

      Supprimer
  3. J'Adore! Du début à la fin, merci!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci à toi d'être passée, malgré ta vie fort occupée (j'ai pas le temps de commenté et de lire tous les blogues comme avant, mais je me tiens quand même au courant de ce qui se passe ailleurs!)

      Supprimer